FETE DE LA NATURE AU REVEST - DEMANDEZ LE PROGRAMME

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# Posté le vendredi 16 mai 2008 07:13

DES VALEURS SURES POUR LA THT ESCAILLON-NEOULES ; PAS POUR UN TRACT ANONYME

DES VALEURS SURES POUR LA THT ESCAILLON-NEOULES ; PAS POUR UN TRACT ANONYME
Ne pas séjourner in situ !

Les champs électriques et magnétiques sont ubiquitaires



L'avis motivé émis par Pierre LE RUZ, expert indépendant et opposable, traite d'une part de l'exposition aux champs électromagnétiques et d'autre part des normes invoquées par RTE.

Les conclusions formelles portent essentiellement sur trois points :
1. quelle que soit la distance afférente à la ligne THTB 225 000 volts, il n'y aura pas de risque aigu nocif avéré sur le système nerveux central pour les riverains impliqués.
2. par contre, pour les riverains situés à une distance inférieure à vingt mètres de la ligne THTB 225 000 volts, il y aura lieu de craindre des effets neuro-endocrino-immunitaires et des effets promoteurs ou copromoteurs de cancers.
3. enfin, dans les locaux situés à une distance inférieure à dix mètres de la ligne THTB 225 000 volts, des risques dans le domaine de la Compatibilité Electro-Magnétique seront à craindre

Cette expertise relative au projet de renforcement et d'enfouissement d'une liaison aérosouterraine Néoules –Escaillon révèle tardivement les parties cachées de l'iceberg. Nous ne retiendrons que certaines recommandations :
• Pour les niveaux d'exposition annoncés, il faudrait connaître s'il s'agit de valeurs moyennes ou de valeurs maximales ; le rapport et l'étude d'impact ne le précisaient pas.
• Ces niveaux d'induction magnétique étant sensibles au mode d'aménagement de la tranchée, il sera impératif de vérifier que l'enfouissement s'effectue bien en trèfle. En effet, la disposition des câbles en nappe induit des champs plus importants à valeur de courant égale.
• Ne pas tenir compte des effets aigus sur le cerveau car le seuil des 100 µT ne peut pas être atteint même sous une ligne aérienne et portée à 400 000 volts (30 µT selon RTE et EDF, bien loin du seuil de la Recommandation du Conseil de l'Union européenne 199/519/CE du 12/07/99).


Ensuite, des précautions s'imposent pour :
• Les utilisateurs d'appareils d'assistance médicale devront prendre en considération la distance minimale à respecter – dix mètres [en champs ouvert] – pour ne pas risquer des dysfonctionnements lors des fortes consommations de la future ligne.
• La prise en compte pour les effets sanitaires à long terme de la Recommandation du Parlement Européen, du rapporteur Gianni TAMINO, et la limite très sévère à 0.25 µT. C'est en conformité avec la Résolution Européenne A3-0238/94. C'est cohérent avec la classification 2B des champs d'induction électromagnétiques à 50 hertz par le Centre International de Recherche contre le Cancer.


Enfin, des restrictions d'usage s'imposent pour :
• Les porteurs d'appareils d'assistance médicale pilotés par électronique : ne pas pénétrer dans la zone immédiatement à l'aplomb du réseau. Le seuil maximal des 3.75 µT imposé par une directive européenne et une norme NF sera, sur ce dossier, largement dépassé.
• L'accès aux lieux d'activité dépassant le niveau de 0.4 µT au-delà duquel l'association d'effet sur le développement de leucémie chez l'enfant est avéré. La méthodologie employée pour réaliser ces recherches, aujourd'hui publiées, satisfait aux exigences du CICR, du NIEHS, de l'OMS et même de certains membres du CSHP de France.

Ces restrictions d'usage s'appliqueraient-elles que cela occasionnerait tout simplement une limitation d'accès sur une bande de [ ?m] de part et d'autre de la verticale du fourreau. Soit l'aménageur l'impose et ce n'était pas prévu à l'enquête, soit les opérateurs/utilisateurs se l'imposent et là c'est une perte de jouissance et donc il n'y a plus d'intérêt public à la réalisation de ce projet puisque celui-ci [le public] perd la jouissance d'un espace jusqu'à présent piétonnier et libre d'accès.
Mais au-delà de l'impact des champs d'induction sur le matériel, n'est-il pas préoccupant de constater que les niveaux affichés rentrent dans les plages de toxicité reconnues par les plus hautes autorités sanitaires internationales. Jusqu'où peut-on maintenir des activités préexistantes comme le soin de personnes malades, la scolarisation d'enfants en bas âge, la simple résidence familiale, les visites culturelles, etc. ... ? Que permet la technologie au niveau de la neutralisation des effets par la pose de « barrières » ? Quel surcoût immédiat pour la MO comparativement à un coût social sur le long terme et transféré à la collectivité ? Est-il inconcevable d'attendre les résultats d'études épidémiologiques orientés sur l'impact des rayonnements non ionisants artificiels ? Quelle est la plus lourde responsabilité, celle du citoyen qui s'oppose à un projet technologique à haut potentiel de risque ou celle d'un lobby qui tente d'implanter une pollution mortifère au prétexte unique et affiché du classique registre SECURITAIRE [Sécurisation de l'alimentation électrique de la zone d'influence du Poste de l'Escaillon] ? Qui sera sanctionné à terme, le décideur, l'homme politique ou l'empêcheur de tourner en rond, le citoyen ? D'ici là combien de victimes ?

Le bâton et la carotte, la peur, le chantage et autres grands classiques du pot de terre contre le pot de fer.


Nous pouvons être rassurés sur l'impact des seuls champs électriques, qui à 50 hertz seront absorbés par l'environnement. Ouf ! Mais cofinancer une expertise n'était pas nécessaire pour être rassurés sur cette seule évidence. Effets thermiques, effets non thermiques, effets biologiques et sanitaires des champs d'induction électromagnétiques demeurent quant à eux à mieux explorer ; toute la littérature scientifique est unanime. Celle qui affirme le contraire n'est que de la communication [efficace] de lobbyes du commerce du transport de l'énergie électrique et de ce secteur économico-industriel mondial.

Ne pas séjourner in situ reste donc la consigne que nous appliquerons et que nous devrions porter à notre règlement intérieur. En effet, les visites du site des poudrières du Las empruntent sur la totalité du parcours le même trajet que le futur fourreau du réseau THTB enfoui. Le temps d'une visite n'étant pas négligeable, les enfants accompagnant souvent leurs parents, etc. ..., autant de risques que nous ne pouvons pas nous permettre d'assumer sur le moyen terme.
La prochaine Journée Européenne du Patrimoine (20-21 septembre 2008) sera donc pour nous virtuelle. Toute en images ...

Pour les autres usagers, indépendants ou regroupés, nous ne pouvons que recommander fortement de rejoindre le collectif qui a sollicité cette expertise suite à l'incomplétude des réponses apportées par la Commission d'enquête aux questions posées à la Maîtrise d'Ouvrage RTE jusqu'au 18 janvier 2008.

Il semble en effet inadmissible que la décision de poursuivre la réalisation de ce projet d'enfouissement se limitent à la seule réserve et à la seule recommandation formulée et portée en conclusion du rapport d'enquête. Un comité de surveillance serait a minima nécessaire pour participer à la recette progressive des travaux, plus particulièrement sur les zones sensibles. Ecoles, établissement de soins palliatifs, établissement scolaire adapté, habitations regroupés et individuelles se trouvent en nombre en marge du futur parcours.


En l'absence de preuve de l'innocuité des champs électromagnétiques sur la santé humaine, nous nous devons de faire imposer l'application du principe de précaution. Pierre LE RUZ nous a semblé être un des avocats de cette cause, notre choix s'est fixé vers le recours à ses compétences. Nous nous sommes donc donné les moyens de recourir à cette expertise. La présentation faite Salle Mozart en fut le catalyseur. Toutes les bonnes volontés pourront encore nous rejoindre dans l'ultime phase d'instruction sur l'utilité publique de l'enfouissement THTB 225 000 volts Néoules –Escaillon.
chemindetraverses@orange.fr , support logistique du collectif et point focal.

PS : si le principe de précaution peut éventuellement conduire jusqu'à l'option zéro, le principe alara [as low as reasonabbly achievable (OMS)] permet [hors exposition aux rayonnements évitables] de maintenir des rayonnements aussi faibles que raisonnablement possible. Ce n'est pas acceptable sans débat contradictoire ni notre objectif immédiat mais nous aurions aimé découvrir cette manifestation de l'état de l'art dans les dossiers qui ont été soumis à l'enquête publique sur ce projet RTE. C'était disponible dans les documents préparatoires des décisions du Parlement européen.
Nous allons conclure ce long articulet, trop technique, qui nécessiterait d'être approfondi, car nous ne voulons pas vous soumettre abusivement aux rayonnements électromagnétiques de votre équipement informatique donc ne pas vous retenir plus longtemps. Une exposition aigüe à votre écran, OK ; une exposition chronique : NON !
Principe de précaution !


Illustration : tract anonyme qui circule depuis fin avril. Réveil tardif, agitation et vieux réflexes d'attiser la peur avec une sinistre illustration. Les lugubres personnages à l'origine de cette diffusion l'ont remis à nos chers relais d'opinion que sont les CIL toulonnais, plus particulièrement certains de l'Ouest. Ces derniers ont immédiatement attribué ce tract et affirment savoir qui en est à l'origine. C'est tellement plus facile de critiquer le support que le contenu qu'ils l'ont attribué d'autorité à un auteur. Et devinez qui c'est ... Ne souhaitant pas plaider la diffamation - le combat est ailleurs - je conseillerais simplement à ces justiciers des trottoirs à crottes(*) de l'Ouest toulonnais d'acquérir autant d'expertise dans leurs investigations "policières" que celles qu'ils n'ont toujours pas acquises dans la connaissance du vaste domaine technique de la THTB. Quant à leur recours à la compétence de fins limiers, pandores en paisible retraite, le choix ne fut pas des plus pertinents. C'est d'un effet b½uf, tendance b½uf-carotte.
(*) Remarque : les fientes globuleuses qu'ils défendent ne sont pas que sur les trottoirs. Elles encombrent le cheminement des Poudrières du Las et seront bientôt polluées par les CEM. C'est la faute à leur fédération, elle s'est très tôt (**) prononcée sur l'innocuité du projet RTE. Pan sur le bec !

Signé : Chères loques

** Var Matin du 7 décembre 2007
# Posté le mercredi 07 mai 2008 00:56
Modifié le mercredi 07 mai 2008 10:44

Verrerie de Tourris - Recyclage des rails

Verrerie de Tourris - Recyclage des rails
Comme toute friche, celle de la Verrerie de Tourris est "victime" de la récupération. Souvent cela se produit à proximité immédiate du site. Pour la voie ferrée des Poudrières du Las, avant que les rails ne partent chez un ferrailleur local, nombreux jardiniers riverains avaient fait leurs provisions (rails et traverses) ; "ça peut toujours servir".
Pour notre sujet de recherche, il ne nous a pas été nécessaire d'aller bien loin : nous avons emprunté le Chemin de chez Fine lei brailles et là la limite entre le chemin communal et la propriété Gasquet est marquée par un grillage maintenu par de solides tronçons des rails de la voie de transfert du sable de la carrière Testoulet à la verrerie.





Lecture du paysage : regarder autour de soi.
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# Posté le dimanche 04 mai 2008 17:03

Verrerie de Tourris - Le site tel que visible aux passants

Verrerie de Tourris - Le site tel que visible aux passants
L'huilerie n'est pas visible sur ce cliché ; elle est hors cadre et nous n'avons aucune certitude sur l'association des deux sites. Ici, seulement les 400 m² de bâti, la friche.
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# Posté le dimanche 04 mai 2008 16:52

Verrerie de Tourris

Verrerie de Tourris
Nous vous présentons ce jour une association surprenante comme on en trouve lors des recherches.
Ce fut le cas lors des investigations conduites pour le site industriel de la Verrerie de Tourris. Cet établissement, qui prenait sa matière première sur le site voisin des actuelles carrières, la Carrière Testoulet, a cessé son activité et demeure sur les limites de notre zone d'intervention. Seuls des résidus de transformation et autres tessons jonchent encore les alentours et justifient de l'activité industrielle déployée jusqu'au milieu du siècle dernier.

Mais revenons à nos croisements de données.
La confection de verres, de verres industriels ou domestiques, passe par la confection de récipients destinés à la fabrication du vin maison. Ainsi sont réalisées les fragiles bonbonnes que l'on va s'empresser ensuite de protéger par de la paille et d'un suremballage en paille tressée, en lattes ou en plastique selon les époques. Figurez-vous que certaines de ces bobonnes, non protégées car plus résistantes, se nomment tourris. Une petite annonce en propose même depuis mi-avril pour la plus récente. Dommage pour nous et pour alimenter notre musée, elles sont au Québec !


Illustration : Déchets disponibles sur site. Pâte de verre et tesson de verre irisé
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# Posté le dimanche 04 mai 2008 16:48

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