Le point de départ serait quelque part entre terre et mer, devant Saint-Raphaël, un 15 août 1944.
Le chemin de traverses en sera une étape stratégique car à l'époque il était le vecteur d'un intense trafic, bien caché des regards derrière de hauts murs de pierres.
Même s'il avait été visible, peu de toulonnais était encore sur ces zones de conflits pour témoigner de l'activité militaire de l'occupant. Neutraliser une partie de l'approvisionnement de l'ennemi en munitions et en logistique (boulangerie plus particulièrement) faisait partie des objectifs complémentaires à la Libération du Port de Toulon. Les poudrières et leurs infrastructures devaient donc changer de mains
Nous n'aborderons pas ici ces pages d'histoires, que d'autres ont pour ambition de traiter, mais simplement le geste destiné à maintenir le souvenir de ces événements.
Le Comte De Praneuf, propriétaire terrien, notamment de la Villa La Baume, résidait encore à proximité de la (sa) grotte qui servait d'abri, lors des bombardements, aux rares personnes qui avaient dérogation de se maintenir chez elles, dans ce quartier encore rural. Il fit poser, à date anniversaire (le 19 août 1945), une plaque commémorative sur le portail d'entrée de sa propriété, bien visible depuis le chemin de la Baume. Ce monument oublié devrait bientôt reprendre du service grâce à l'initiative d'une association : Hameau de Rigoumel. Cette association éponyme a pris en charge (avec le soutien du Conseil Général du Var et de la Municipalité de Toulon) le rétablissement de cette plaque aujourd'hui disparue suite à des changements de propriétaires et des réaménagements des accès au site.
Un rendez-vous est pris dès à présent pour inaugurer une nouvelle plaque, mi septembre 2006.
Nous sommes allés à la source de l'itinéraire de mémoire, un lundi après-midi ordinaire, mi-avril, pour illustrer le point de départ d'une succession de hauts faits de guerre ... simplement trois photos pour aujourd'hui.
Nous y reviendrons.