La mise en ligne du rapport du Sénat sur l'une des Technologies Émergentes Potentiellement Porteuses de Risques, l'énergie électrique THT en Basse Fréquence, nous permet aujourd'hui d'apprécier l'avancement d'un des points du Grenelle de l'Environnement.
Synthèse disponible en ligne.
Qu'avons nous retenu en première lecture : "
Première recommandation : recourir davantage à la Commission Nationale du Débat Public, en élargissant son champ de compétences. " (1) Le Collectif TPM TH@T ne peut que se réjouir de ce bon sens vers lequel nous tendons depuis la tenue de l'enquête publique sur la ligne Néoules III - Escaillon (déc. 2007 - janv. 2008).
Mais le même membre audité par la Commission sénatoriale de compléter par "
De façon incidente - je l'ai dit - puisqu'il nous a été demandé de traiter particulièrement une proposition qui avait émergé dans les débats, consistant à interdire la construction dans une zone de 200 mètres de part et d'autre des lignes Très Haute Tension. Le Comité n'a pas retenu cette recommandation, mais il a souhaité faire un certain nombre de recommandations complémentaires en lieu et place de cette recommandation-là. Recommandations complémentaires consistant à développer l'information sur les champs électriques et magnétiques, notamment d'extrêmement basses fréquences, en alimentant pour cela le portail sur le Web « Santé-Environnement » qui nous paraissait le vecteur approprié ; et pour fiabiliser l'information, en incitant au développement de laboratoires certifiés." Une fois de plus les textes et l'interprétation du principe de précaution se fait au profit du lobby du transport de l'énergie électrique.
La messe est dite.
Le débat est loin d'être clos.
Ce n'est pas ce soir, lors de l'AG du CIL Notre-Dame des Routes qu'il s'enrichira de nouveaux engagements politiques.
Quand nos édiles, futurs justiciables, comprendront-ils que leurs enfants les accuseront de négligence sur le
refus d'engager une large étude épidémiologique sur une vaste zone urbaine qui est victime d'un cumul de pollutions dont chacune individuellement fait l'objet de débats scientifiques non tranchés depuis des décennies :
- lignes THT
- usine d'incinération (dont quelques bonnes années de fonctionnement
sans filtre sans TRAITEMENT DES FUMÉES[2])
- concentration routière et diffusion des pollutions induites dont la poussière d'amiante laissée par les freins et embrayages de millions de voitures cumulés
- pollutions industrielles dont les sujets abordés dans Le Contrat de Baie tentent de dresser enfin un inventaire sur un bassin versant qui s'autodétruit faute de ne pas vouloir s'autogérer
- les désormais incontournables réseaux de communication sans fil (dont les installations majeures sises au CES des Pins d'Alep)
- les très secrètes irradiations de la Royale
.../... liste non exhaustive.
La solution ?
Un Collectif de Collectifs ?
Plus sérieusement, déjà il faudrait pouvoir hiérarchiser ces risques dont la plupart sont toujours classés d'émergeants. Ensuite, ne serait-il pas opportun de créer un état zéro de l'environnement actuel avant que n'apparaisse une nouvelle pollution de taille (comme celle engendrée par la mise en service du projet de ligne THT publié aujourd'hui par avis de la Prévar [illustration])? Enfin, en application des directives européennes déjà
traitées la semaine dernière sur notre site,
identifier au plus tôt les zones sensibles dans la vaste zone d'impact au sein de TPM.
Sur cette base là
une étude épidémiologique ne pourrait apporter qu'une part d'éléments de réponse dans les futurs choix technologiques, responsables, à faire ensuite collectivement par la voie démocratique. Ce ne sera qu'après avoir à disposition ces éléments de choix indispensables, factuels, que les décisions politiques, responsables, pourront sereinement se prendre. S'assumer ultérieurement aussi.
@ méditer.
(1) Stéphane LE BOULER, Rapporteur du comité opérationnel n°19 : veille sanitaire et risques émergents (COMOP 19)
[2] "
Traitement des fumées" ; terme usité par ceusse qui cozent du brûlage. Employer la terminologie "
filtre" nuirait gravement
à la santé aux intérêts des fabricants d'usines d'incinération des ordures ménagères.